Le chef de la Délégation de l’Union Européenne en République Démocratique du Congo, Nicolas Berlanga Martinez, a officiellement pris congé des autorités Congolaises le mercredi 10 décembre, au terme de deux années de mission à Kinshasa. Il a été reçu par le Président de la République à la Cité de l’Union Africaine pour une audience d’adieu marquée par un échange sur les priorités politiques et sécuritaires du pays.
Une mission diplomatique qui s’achève dans un contexte régional tendu
À l’issue de l’entretien, le diplomate Européen a salué la coopération entre l’UE et la RDC, tout en exprimant sa préoccupation face à l’escalade de la violence dans l’Est du pays.
Abordant directement le rôle attribué au Rwanda dans la crise sécuritaire, il a déclaré :
« Je pense que la communauté internationale est derrière vous, le Rwanda a de moins en moins d’excuses pour justifier ses actions sur terrain. Maintenant qu’il y a les accords de Washington, il est important que son garant s’impose pour les faire respecter ».
Les accords de Washington au centre des attentes
Pour l’Union européenne, ces accords censés instaurer un mécanisme de désescalade entre Kinshasa et Kigali doivent désormais être mis en œuvre avec fermeté. Le diplomate a insisté sur l’importance d’une implication accrue des garants internationaux afin d’éviter un effondrement du processus de paix.
Un message de soutien à Kinshasa
Ce départ intervient alors que la RDC fait face à une recrudescence des violences du M23 et à un climat diplomatique particulièrement tendu dans la région des Grands-Lacs. En rappelant le soutien de la communauté internationale, Nicolas Berlanga Martinez a voulu envoyer un signal clair : la RDC n’est pas seule dans cette crise.
Diddy MASTAKI

