La Chambre des représentants des États-Unis d’Amérique tiendra, le 22 janvier 2026 à Washington, une audition publique consacrée à la mise en œuvre des accords de Washington visant à faire progresser la paix entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda. Organisée par la sous-commission sur l’Afrique du Comité des affaires étrangères, cette séance intervient dans un contexte de fortes incertitudes sécuritaires dans l’Est congolais, malgré les engagements diplomatiques annoncés.
L’audition doit examiner le respect des obligations prévues par ces accords, en particulier la cessation des hostilités et le retrait des forces étrangères, avec en toile de fond la possibilité de sanctions en cas de violations avérées.
Selon l’avis officiel du comité des affaires étrangères, l’audience portera explicitement sur l’état d’avancement des engagements pris sous l’égide de l’administration Trump. Le document précise que l’objectif est de débattre de « faire progresser la paix en RDC et au Rwanda grâce aux accords de Washington du président Trump », en évaluant notamment si les parties concernées se sont conformées aux exigences formulées.
Il est également question de déterminer s’il y a eu « d’autres violences depuis la signature » et si des engagements clairs ont été pris pour « mettre fin aux hostilités et retirer les forces engagées ». Cette approche souligne la volonté du congrès d’inscrire le dossier dans une logique de redevabilité politique et diplomatique.
L’audition, qui entendra notamment Sarah Troutman, secrétaire adjointe par intérim pour les affaires Africaines au département d’État, se veut aussi un signal politique fort.
Le débat est nourri par des prises de position fermes circulant dans l’espace public, appelant à la responsabilité des dirigeants régionaux.
Abednego Manieka

