Le People’s Front for Freedom (PFF) a fait part de sa vive préoccupation concernant la dégradation jugée grave de l’état de santé de son leader, Kizza Besigye, actuellement détenu à la prison de haute sécurité de Luzira Prison, à Kampala.
Dans un communiqué rendu public, le mouvement conteste les propos de l’administration pénitentiaire, qui évoque un simple contrôle médical de routine. Le PFF estime au contraire que ces déclarations visent à minimiser une situation sanitaire préoccupante et affirme que son leader souffre de problèmes de santé sérieux liés à sa détention prolongée.
Le parti critique également l’attitude de la justice, dénonçant l’insistance du tribunal à exiger la comparution de Kizza Besigye malgré son état physique jugé fragile. Une démarche que le PFF qualifie d’inhumaine et susceptible de mettre en danger la vie du détenu.
Le mouvement rappelle par ailleurs des précédents douloureux, évoquant notamment le décès du frère de l’opposant dans des circonstances controversées, et affirme refuser que Kizza Besigye soit exposé à ce qu’il décrit comme un schéma de négligence institutionnelle.
Figure historique de l’opposition ougandaise, Kizza Besigye est présenté par ses partisans comme une victime de la répression politique pour son engagement en faveur de la démocratie et des libertés publiques. Le PFF appelle la population et la communauté internationale à rester vigilantes face à sa situation.
Le parti exige la libération immédiate et sans condition de son leader afin qu’il puisse bénéficier de soins médicaux spécialisés et indépendants, hors de toute influence politique.
Pour rappel, Kizza Besigye avait été interpellé à Naïrobi le 16 novembre 2024 avant de réapparaître à Kampala le 20 novembre, où il avait été présenté devant une juridiction militaire. Inculpé pour des chefs liés à la sécurité et à la détention illégale d’armes, il est depuis maintenu en détention provisoire à la prison de Luzira, tandis que les enquêtes se poursuivent.
Cette affaire relance le débat sur le respect des droits humains, l’indépendance de la justice et le traitement réservé aux opposants politiques en Ouganda.
Diddy Mastaki

