Réunis à Gitega dans le cadre de la prière d’action de grâce organisées par le CNDD-FDD, les hauts responsables du pays ont été interpellés par le Secrétaire Général du parti sur leur responsabilité historique. R. Ndikuriyo a livré un enseignement centré sur le leadership, la vision à long terme et l’engagement réel au service des citoyens.
Une prière d’action de grâce au cœur de la capitale politique
Depuis le jeudi 22 janvier, le parti CNDD-FDD organise des prières d’action de grâce qui se poursuivent à Gitega, capitale politique du Burundi. En ce deuxième jour de cette rencontre spirituelle, une séance d’enseignements a été animée par le Secrétaire Général du parti, Ndikuriyo, à l’intention des dirigeants du pays.
Parmi les participants figuraient notamment le Président de l’Assemblée Nationale, le Vice-Président de la République, la Première Dame, le Premier Ministre, le Président de la Cour suprême, le Vice-Président du parti au pouvoir, ainsi que d’autres hautes personnalités.
De quoi le Chef de l’État a-t-il besoin pour réaliser son rêve pour le peuple ?
Les enseignements étaient articulés autour d’une question centrale : « De quoi le Chef de l’État a-t-il besoin pour réaliser la vision qu’il porte pour les citoyens ? »
Selon Ndikuriyo, tout dirigeant se doit d’avoir une vision claire, d’évaluer le chemin parcouru et de s’assurer que ses actions quotidiennes contribuent réellement à l’avenir du pays. Il a insisté sur la nécessité, pour les responsables publics, de placer les citoyens au coeur de leurs actions, de les encourager et de leur faire comprendre que le pays leur appartient, appelant à un engagement total, y compris au prix du sacrifice.
Une économie tournée vers la production et la valeur
Sur le plan économique, le Secrétaire Général du CNDD-FDD a rappelé les propos du Chef de l’État appelant à une économie productive, et selon lesquels à partir d’une poule on peut avoir une vache. Il a exhorté les dirigeants à sensibiliser la population à investir dans des activités génératrices de revenus et à privilégier les cultures de rente.
« C’est en avançant pas à pas que nous atteindrons les objectifs que le pays s’est fixés », a-t-il martelé.
Gouvernance responsable et proximité avec les citoyens
Abordant la question de la bonne gouvernance, R. Ndikuriyo a appelé chaque dirigeant à assumer pleinement ses responsabilités et à bien accomplir sa mission afin de soutenir la vision nationale. Il a encouragé les responsables à être de bons conseillers et à bien connaître les réalités et les besoins des citoyens qu’ils dirigent, afin de les accompagner efficacement. Il a également invité ceux qui reconnaissent leurs manquements à faire preuve d’autocritique et à changer d’attitude.
Penser le Burundi dans 50 ans
Le Secrétaire Général du CNDD-FDD a exhorté les leaders à se projeter dans l’avenir en se posant une question fondamentale : « A quoi voulons-nous que le Burundi ressemble dans 50 ans ? » Il les a appelés à planifier et à poser dès aujourd’hui des actions concrètes capables de conduire le pays vers le développement souhaité à long terme. R. Ndikuriyo a invité chaque leader à apporter sa pierre à l’édifice d’une économie prospère.
« Corriger ce qui ne fonctionne pas est la mission première des dirigeants afin que le pays progresse durablement », a-t-il déclaré.
Un avertissement contre les freins à l’action publique
Monsieur R. Ndikuriyo n’a pas mâché ses mots à l’égard de certains dirigeants accusés de freiner les actions de développement, au point de provoquer le mécontentement de la population. Il a qualifié de telles pratiques d’actes contraires à l’esprit du pouvoir qu’ils incarnent et les a invités à se ressaisir.
Rappelant que plusieurs participants à ces enseignements sont des décideurs, il les a exhortés à impulser un nouveau dynamisme dans la mise en œuvre de la vision nationale.

