Lors du Conseil des Affaires étrangères de l’Union Européenne tenu lundi dernier, le ministre Belge des Affaires étrangères, Maxime Prévôt, a exhorté à une mobilisation plus forte pour soutenir les populations civiles de la République Démocratique du Congo.
Il a déclaré : « La Belgique est sensible à la tragédie qui se déroule en RDC. L’engagement européen doit être beaucoup plus affirmé et global pour soutenir les populations qui subissent depuis bien trop longtemps les horreurs tragiques de ce conflit ».
Cette intervention s’inscrit dans un contexte de regain de tensions dans les provinces du Nord-Kivu et Sud-Kivu, où les hostilités entre l’armée congolaise et la rébellion du AFC/M23 se sont intensifiés.
Les autorités Congolaises et plusieurs rapports d’experts internationaux accusent le Rwanda de soutenir militairement le mouvement rebelle AFC/M23, une allégation que Kigali confirme. Une évaluation récente des accords de paix de Washington par le Congrès américain a apporté un élément nouveau à ces accusations. « Le Rwanda avait récemment envoyé plus de 5000 soldats dans l’est de la RDC pour renforcer les rebelles du M23 », constituant, selon le droit international cité plusieurs par Kinshasa, un acte d’agression. Ce conflit s’enracine dans une instabilité régionale chronique.
La région de la partie Est de la RDC subit des cycles de violence depuis près de trente ans, suivant le génocide Rwandais de 1994 et les guerres régionales des années 1996-2003.
Malgré la présence de la mission Onusienne, la sécurité des civils n’est pas garantie. Les accords de paix restent dans l’impasse.

