Processus de paix RDC-Rwanda : une réunion clé annulée, un blocage diplomatique persistant

L’attente d’un dialogue entre la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) et la Communauté de Développement de l’Afrique Australe (SADC) s’est transformée en confusion. Prévue le vendredi 28 février à Harare, la réunion entre les ministres de deux organisations n’aura finalement pas lieu. Ni Kinshasa ni Kigali n’ont reçu d’invitation officielle, selon des sources diplomatiques, alimentant des doutes sur la volonté réelle des parties prenantes de faire avancer le processus de désescalade.

Cette situation intervient alors que le Luxembourg a opposé son veto à une nouvelle vague de sanctions Européennes contre le Rwanda, dans l’attente de cette rencontre. Un report qui souligne les tensions persistantes et l’absence de consensus sur la méthode à adopter pour résoudre la crise.

Ce rendez-vous diplomatique devait permettre aux États de la région d’évaluer les recommandations des chefs d’état-major et de définir une feuille de route pour la suite des négociations. Mais en coulisses, les divergences restent profondes : Kinshasa exige un dialogue direct avec Kigali, tandis que le Rwanda réclame des discussions incluant l’AFC/M23, une ligne rouge pour Félix Tshisekedi. Alors qu’une nouvelle date entre le 1er et le 3 mars est évoquée, l’incertitude demeure.

Ce report témoigne d’une réalité préoccupante : sans cadre clair et volonté politique forte, le processus de paix risque d’échouer.

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